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debuter_et_continuer_avec_calculate_linux

Description

Calculate Linux est fournie en versions bureau et serveur, la version bureau se déclinant en KDE (CLD), GNOME (CLDG), XFCE (CLDX) ou encore Openbox (CLS, qui est aussi une version minimale par rapport aux trois précédentes). C'est une distribution rolling-release, donc pas besoin de la réinstaller chaque fois qu'une nouvelle version sort, il suffit de mettre à jour régulièrement.

Comme toute Gentoo, CL est particulièrement rapide parce que particulièrement configurable.

Comme toute Gentoo, CL n'a pas (pour l'instant) de gestionnaire graphique de paquets et vous fait souvent, en général, travailler en ligne de commande.

Contrairement à Gentoo, CL propose des paquets précompilés, y compris un noyau binaire, calculate-sources, et tout un pack d'outils qui s'avèrent être assez utiles.

CL permet également de créer une image ISO personnalisée, mais ceci sort largement du cadre de ce post.

Le site du projet est http://www.calculate-linux.org

Télécharger l'image système

Sur la page de téléchargement (http://www.calculate-linux.org/main/en/download), vous avez le choix entre les images stables et les images stages. Une ISO stable, comme son nom l'indique, correspond à une version finale de la distribution, alors que les stages sont mis à jour régulièrement, normalement au rythme hebdomadaire.

À moins que vous n'ayez l'intention de ne jamais mettre votre système à jour, je conseille d'opter pour une stage. N'empêche que les stables sont a priori plus prévisibles … et disponibles via le pair à pair, contrairement aux images de la semaine.

Graver un disque ou une clé USB

Les outils GUI de gravure de CD/DVD sont nombreux ; si vous préférez installer depuis une clé, il y a toujours unetbootin qui fonctionne en mode graphique. Ici, je tiens cependant à rappeler la façon la plus succincte de faire : dd.

dd if=/chemin/vers/l'iso of=/dev/sdX	

où sdX est la partition correpondant à votre périphérique, et le tour est joué. Juste faites gaffe de ne pas indiquer le numéro de la partition !

Allez, démarrez votre LiveCD.

Installer

Les débutants et les fainéants peuvent juste cliquer sur le raccourci 'Installer Calculate Linux' sur le bureau et se laisser guider. Normalement c'est facile et je ne m'appesantis pas dessus … mais je vous montre une capture :

Si, pour une raison ou une autre, vous préférez comme moi installer en console, lisez cl-install -h qui énumère toutes les options disponibles. Il vous faudra évidemment connaître vos partitions existantes ou avoir partitionné le disque avant (des outils graphiques et console sont fournis sur le LiveCD).

Et puis tenez, je vous donne un exemple assez simple de la commande d'installation :

cl-install -d /dev/sda1:/:reiserfs -d /dev/sda3:/home -d /dev/sda5:swap -l fr_FR --timezone Europe/Paris --hostname cl -u clovis -A clovis

Ça vous installe CL sur la première partition qui sera reformatée en ReiserFS, tout en préservant le répertoire de l'utilisateur et en faisant une partition swap de /dev/sda5 ; la langue système sera le français, l'heure sera celle de Paris, le nom d'hôte du poste sera 'cl', un utilisateur sera créé lors de l'installation, qui s'appellera fièrement 'clovis' et qui bénéficiera de l'autoidentification au démarrage.

La partition /home n'est jamais formatée à moins que vous ne changiez son système de fichiers ; tous vos réglages précédents seront donc conservés. Le système de fichiers par défaut est ext4.

Il ne reste plus qu'à attendre que l'installation soit terminée… Le temps que ça prend sera une bonne surprise pour vous, je pense Smile

Choisir son profil

Une fois votre Calculate Linux installée, vous êtes sur un profil binaire. Ça signifie que tous les paquets faisant partie de la distribution sont précompilés, tout prêts à l'emploi … ce qui n'est cependant pas le cas de tout autre paquet que vous allez installer : il sera compilé devant vos yeux de toute façon. Et pourtant, vu que les applications out-of-box constitueront toujours en grande partie votre world (c'est ainsi que Gentoo et donc CL appellent l'ensemble de paquets installés, sans compter les dépendances), le profil binaire est recommandé pour des PC peu performants.

Si ça vous convient, passez à l'étape suivante. Si toutefois vous préférez que tous les paquets soient compilés sur votre machine, allez d'abord voir la liste des profils disponibles :

eselect profile list	

Le profil effectif sera marqué d'un astérisque ; vous verrez bien que c'est marqué 'binaire'. Vous avez besoin de cette liste pour connaître le numéro du profil qu'il vous faut. Une fois que vous l'avez, exécutez :

eselect profile set <profil> && eix-sync	

Optimiser le /etc/make.conf

/etc/make.conf est le fichier clé de votre configuration : il mérite donc une attention particulière.

La première chose à éditer sont les paramètres USE qui correspondent chacun à un élément du système ou une fonction et déterminent donc les dépendances des paquets. La liste complète est à consulter ici : [url:e5af14a5ef=http://www.gentoo.org/dyn/use-index.xml]http://www.gentoo.org/dyn/use-index.xml[/url:e5af14a5ef]. Pour commencer, vous pourriez par exemple indiquer si vous préférez les applications Gtk (gtk) ou Qt (qt4), si vous partez d'une distrib minimale… Les USE sont définis dans la ligne

USE="<tous vos USE globaux séparés par un espace>"	

Mettez USE pour activer un paramètre, -USE pour le désactiver. Pour vérifier ce que ça donne au final : emerge –info.

Pour optimiser la compilation en fonction de votre matériel, vous pouvez décommenter les lignes CFLAGS et CXXFLAGS : les options recommandées y figurent déjà. Pour plus d'informations sur les CFLAGS, lisez ceci : http://fr.gentoo-wiki.com/wiki/Cflags_s%C3%BBr. Attention, une optimisation trop poussée risque de résulter en paquets qui ne se compilent plus !

Il est également possible de préciser votre carte graphique (VIDEO_CARDS), votre carte son (ALSA_CARDS), votre matériel d'entrée-sortie (INPUT_DEVICES) … la locale aussi (LINGUAS), mais seulement sur un profil non-binaire, sinon ça élimine tous les paquets précompilés qui comportent une locale.

Enfin, vous pouvez décommenter et éditer la ligne EMERGE_DEFAULT_OPTS pour y ajouter des options que emerge utilisera. Perso, j'y rajoute toujours -av pour une sortie verbeuse (-v) et pour prévisualiser automatiquement avant d'installer quoi que ce soit (-a).

Recompiler le noyau

Sur CL, la mise à jour du noyau se fait comme celle de n'importe quel paquet… ceci dit, si vous préférez le binaire. Si oui, ce paragraphe n'est pas pour vous, sinon continuez.

Sans entrer dans les détails de la recompilation (il y a nombre d'excellents tutos pour ce faire), je vous signale qu'on peut recompiler son kernel à n'importe quel moment avec CL, mais on doit d'abord installer le paquet correspondant avec l'USE minimal désactivé (référez-vous au paragraphe traitant de l'installation), parce que Calculate fournit un noyau binaire par défaut. Une fois ceci fait,

cl-kernel --menuconfig && module-rebuild -X rebuild	

pour tout refaire selon ses besoins et finaliser avec la recompil des modules nécessaires. Attention : si vous omettez la dernière partie de la commande, vous risquez d'avoir un système qui ne démarre plus !

Pour en savoir plus sur cet outil, n'hésitez pas à consulter la page d'aide :

cl-kernel -h	

Mettre à jour

Dans le cas général, on met à jour sa CL avec :

emerge -uDN world	

(la version longue de cette commande étant emerge –update –deep –newuse world), où -u correspond à la mise à jour, -D à la gestion automatique des dépendances et -N à la prise en compte des USE modifiés.

Si vous voulez prévisualiser une MAJ (et si les options emerge -av ne figurent pas dans votre make.conf), exécutez

emerge -upDN world	

Rechercher une application

Avant d'installer quoi que ce soit, il faut connaître le nom du paquet qu'il vous faut (d'autant plus que le gestionnaire de paquets n'accepte pas les expressions régulières). eix est l'outil qui, pour l'instant, se charge de la recherche de logiciels sous CL. La façon la plus basique de l'utiliser est

eix <paquet>	

pour une recherche par le nom. La commande emerge –search fait à peu près la même chose, mais plus lentement (il y des nuances, mais bon je ne les décris pas ici). Les versions disponibles seront en vert, les versions masquées, en orange (en rouge aussi, pour les hard-masked, mais là encore je m'arrête pour l'instant…).

Par contre, voici les options les plus utiles pour une recherche plus poussée :

eix -e <nom>	

pour une recherche par le nom exact.

eix -S <description>	

pour chercher dans la description. Si plusieurs mots sont indiqués comme arguments, ils doivent venir dans l'ordre dans lequel ils sont supposés figurer dans la description ; sinon vous pouvez enchaîner plusieurs -S

eix -C <catégorie>	

pour chercher dans la catégorie. Il est possible d'indiquer le nom incomplet (p.ex., games, alors qu'il existe les catégories games-action, games-board, etc.). Attention, la liste risque d'être un peu longue ! Il faudrait peut-être ajouter |less à la fin de la commande si c'est vraiment trop abondant.

eix -I <nom>	

pour voir les paquets déjà installés, ne serait-ce que pour vérifier. L'argument est optionnel : s'il n'y en a pas, vous aurez la liste de tous les paquets sur votre système (l'usage de |less s'impose alors).

Ces options (et d'autres encore, à voir en tapant man eix dans votre Terminal) peuvent être combinées au sein d'une même commande, pour affiner la recherche.

Installer une application l'ajustant à vos besoins

Nous avons déjà édité les paramètres USE au niveau global, l'heure est venue de les configurer pour des paquets spécifiques. Les commandes qui suivent sont surtout utiles pour les grandes applications multifonction, alors que les petites peuvent même ne pas avoir de USE à redéfinir. Attention : si vous avez un profil binaire et que vous modifiez les USE d'un paquet fourni out-of-box, il sera forcément recompilé Twisted Evil (il faudra supprimer ces modifications pour qu'il redevienne binaire).

Pour voir les USE d'un paquet :

equery u <paquet>	

Dans la sortie, deux colonnes seront affichées à gauche : U, qui correspond à update, pour les USE qui seront appliqués lors de la prochaine mise à jour, et I, qui correspond à installed, pour les USE déjà validés. Un + veut dire que le USE est activé, un - le contraire.

Maintenant, pour installer un paquet avec un/des USE modifié(s), on fait

USE="<USE/-USE>" emerge <paquet>	

Et pour faire la même chose, mais en sauvegardant le nouveau paramétrage :

echo <catégorie/paquet> <USE/-USE> >> /etc/portage/package.use/custom	

puis exécutez

dispatch-conf	

appuyez sur 'U' pour confirmer les modifications et procédez enfin à l'installation avec

emerge <paquet>	

qui est la commande pour installer sur un système Gentoo/CL. Puis il est toujours possible d'ajouter l'option -p/–pretend qui permet de prévisualiser, au lieu d'installer immédiatement. Pour installer une version spécifique du paquet, préfixez son nom avec un '=' :

emerge =<catégorie/paquet>-<version>	

Installer un paquet masqué

Il est possible que vous vouliez installer un paquet qui est masqué (voir le paragraphe sur eix), donc jugé instable par les mainteneurs (certains paquets ne cessent jamais de l'être…)

Pour contourner le masquage :

emerge --autounmask-write <paquet>	

puis confirmez avec dispatch-conf) (voir ci-dessus) et lancez l'installation.

Supprimer une application

emerge -C <paquet>

ou, avec la variante longue de la même option, pour ceux qui ont du mal à mémoriser :

emerge --unmerge <paquet>	

Réparer

emerge --resume	

ou, pour faire court,

emerge -r	

reprend une installation/MAJ qui n'a pas abouti, qu'il s'agisse d'une erreur ou d'une interruption manuelle. Si, pour une raison ou une autre, vous voulez sautez le premier paquet sur la liste (s'il s'obstine à ne pas se compiler, par exemple), ajoutez l'option –skipfirst.

emerge @preserved-rebuild	

si on vous demande de le faire, faites-le. Cette commande recompilera les paquets qui utilisent les bibliothèques affectées par la mise à jour.

revdep-rebuild	

pour détecter et réparer les liens brisés.

Nettoyer le système

emerge -c	

ou encore, dans la version longue,

emerge --depclean	

supprime les paquets jugés inutiles par le système (des dépendances qui ne sont plus effectives, par exemple. À pratiquer prudemment (prévoir une prévisualisation, de préférence), parce que cette commande pourrait, des fois, faire partir en fumée des paquets dont vous avez besoin ! Si tel est le cas, portez les paquets concernés sur votre liste world en exécutant

emerge --noreplace <paquet>	

Pour supprimer les codes sources dont on n'a plus besoin, faites

eclean-dist	

Prélinker

prelink -afmvR	

Optionnel. A effectuer après toute grande mise à jour pour raccourcir le temps de démarrage des applications. Bien sûr, il faut que prelink soit déjà là (dans les versions bureau de CL, il l'est par défaut).

Auteur: flor_de_azucena

debuter_et_continuer_avec_calculate_linux.txt · Dernière modification: 2016/08/24 18:58 (modification externe)